World news – Nouvelle embauche d’astronautes européens: Cyprien Verseux est candidat

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Science et avenir

salle

Exploration

Par

Sylvie Rouat

le 16 février 2021 à 10h10

5 min de lecture

Le 16 septembre 2021, l’Agence spatiale européenne a annoncé un nouveau recrutement d’astronautes pour effectuer de futures missions lunaires. Le jeune astrobiologiste français Cyprien Verseux sera candidat. Interview.

L’astrobiologiste français est candidat au poste d’astronaute à l’occasion de la première nomination de l’Agence spatiale européenne en 11 ans.

L’Agence spatiale européenne (ESA) annonce le 16 février 2021 le recrutement d’une nouvelle génération d’astronautes au début d’un nouveau chapitre de l’exploration spatiale dans lequel l’humanité doit retourner sur la lune. L’ouverture des candidatures est prévue pour le 31 mars 2021. Le processus de sélection en six étapes devrait se terminer en octobre 2022. L’astrobiologiste français Cyprien Verseux prépare déjà sa candidature.

Cyprien Verseux: Parce que je serais insouciant si je n’essayais pas! Lors de la dernière campagne de recrutement de l’ESA il y a 11 ans, j’étais trop jeune, je viens de terminer le lycée. Cette fois, c’est sans aucun doute la dernière campagne qui me sera accessible. J’ai 30 ans. L’âge moyen des astronautes recrutés est de 33 ans. Mais je ne me trompe pas. Nous serons nombreux au départ. Et quant au loto, cela ne signifie pas que vous gagnez le jackpot simplement parce que vous avez plusieurs billets en main. Statistiquement parlant, cela offre plus d’opportunités, rien de plus.

Ma spécialité est la biologie spatiale. A la fin de mes études d’ingénieur à l’Institut Sup’Biotech (Paris), j’ai effectué un stage à la NASA dans un projet de biologie synthétique dans l’espace. Il faut trouver un organisme super-résistant qui pourrait être utilisé dans une base spatiale du futur. J’ai continué cette recherche au cours de ma thèse, co-encadrée par l’Université de Rome. Nous avons donc mené un projet d’astrobiologie avec de petits conteneurs devant la Station Spatiale Internationale (ISS), dans laquelle il y avait d’une part des microbes et des molécules et d’autre part un analogue de la régolite de Mars, qui a été exposée à une reproduction de l’atmosphère martienne afin d’enquêter sur l’habitabilité de Mars et les marqueurs de détection de la vie en dehors de la terre, si elle existe.

Parallèlement à ma thèse de diplôme, j’ai participé à la mission HI-SEAS IV à partir de 2015 à 2016 [Hawaii Space Exploration Analog and Simulation or Simulation and Analog of Space Research in Hawaii], qui a été financé par la NASA et orchestré par l’Université d’Hawaï. Pendant 366 jours (une année bissextile), nous avons vécu à six – trois hommes et trois femmes – isolés sous un dôme de 11 mètres de diamètre, installé sur les flancs du volcan Mauna Loa et n’ayant que des aliments lyophilisés et un contact avec le monde extérieur, un système de courrier électronique affichant un délai d’envoi et de réception de 20 minutes comme si nous souffrions de retards de communication depuis mars. Nous n’étions jamais dehors, sauf lors de nos sorties hebdomadaires équipées d’analogues de combinaisons spatiales.

Chacun a fait ses propres projets scientifiques. Mais nous étions également nous-mêmes des participants à l’étude, équipés de capteurs qui mesuraient la qualité de notre sommeil, notre fréquence cardiaque, nos interactions, le ton de nos échanges et la façon dont nos corps réagissaient lors de ces interactions. Nous avons prélevé des échantillons biologiques, des caméras nous surveillaient, tout ce que nous faisions était documenté pour mieux comprendre le facteur humain dans l’exploration spatiale. Il s’agissait d’évaluer les effets du confinement et de l’isolement sur le moral et les performances des équipages se préparant à une mission sur Mars.

L’Antarctique, un autre environnement extrême! Pendant près d’un an, en 2018, j’ai endossé le rôle de Chef de Mission et Glaciologue à Concordia, une base polaire franco-italienne au cœur du continent, à plus de 600 kilomètres de tout contact humain exposé aux températures possibles sur – Chute de 80 ° C. Ici, j’ai terminé ma thèse de diplôme, soutenue via Skype. Je me souviens encore: la vitesse numérique était lente et nous avons dû désactiver toutes les connexions Internet dans toute la station à l’exception d’un ordinateur, le mien! Bref, au terme de cette deuxième année d’isolement, je suis en laboratoire pour remplir des demandes de financement pour poursuivre mes recherches en astrobiologie pour développer des systèmes de survie sur Mars.

Oui, avec la Fondation Alexander von Humboldt, un Fondation allemande qui soutient la coopération scientifique internationale. C’est ainsi que je suis arrivé à Zarm, un institut de recherche sur la technologie spatiale à Brême. Son nouveau directeur est déterminé à développer la recherche sur l’exploration spatiale humaine. Il m’a proposé de créer un laboratoire de biologie spatiale en 2019, m’a fourni une salle vide et des ressources financières. J’avais déjà prévu de développer mon propre système qui produirait des ressources importantes pour les futurs astronautes de Mars.

Mon objectif est de développer des systèmes qui soutiennent la vie biologique sur la Lune. Ce serait une continuation de mes recherches antérieures et je pourrais participer à des recherches scientifiques dans ce domaine. Mais ma candidature a aussi des racines moins rationnelles. Je ressens organiquement dans mon ventre l’envie de vivre une aventure extraordinaire, de voir la terre de loin et de redécouvrir les relations fortes que nous tissons avec nos coéquipiers. Je ne vois aucune raison de ne pas postuler.

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mars

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