World news – Handball français: la fin de la grâce

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Malgré le Covid-19, le sport tente de survivre. Le championnat du monde de handball masculin en Égypte a été la première grande compétition sportive d’équipe en près d’un an. Mais cela fait longtemps que l’équipe de France a abordé un tournoi avec si peu de repères et de certitudes. « La France peut avoir peur car le niveau est inquiétant », résume Thomas Ferro Villechaize, M. Handball de beIN Sports, qui diffusera toute la Coupe du Monde et les Blues Games.

Après la 14e place, qui a été ramené par l’Euro 2020, ce n’était pas les éliminatoires de l’Euro 2022 contre la Serbie, où une défaite (27-24) et un nul (26-26) se sont calmés. La débâcle de 2020 a coûté à Didier Dinart, le successeur de Claude Onesta en 2016, sa position qui n’était pas indigne: un titre mondial (2017) et deux médailles de bronze à l’Euro (2018) et au Global (2019). Il a mis en évidence le décalage entre l’ancien entraîneur, remplacé par son adjoint Guillaume Gille, et un groupe qu’il n’a pas pu reconstruire ni développer.

« Depuis 2017, plus le temps passait, moins il performait Équipe et ça faisait peur », admet Jérôme Fernandez, qui était le meilleur buteur de l’histoire des bleus. «Le changement de génération n’a pas eu lieu», analyse Thomas Ferro Villechaize. «Cela a toujours fait partie de l’ADN de ces bleus: intégrer de jeunes joueurs pour créer une sorte de mutation génétique. Ce système est un peu abandonné depuis trois ans. Et surtout, une certaine difficulté à se séparer des vieilles gloires. «Par souci de continuité et malgré des joueurs vieillissants, Gille et Dinart se sont appuyés sur un noyau dur», explique le journaliste. « Mais comment parler de reconstruction alors que ce sont à peu près les mêmes joueurs qui font partie de la sélection depuis trois ans? Dans ce cas, parlons de la transition. C’est en vogue avec la transition écologique. Mais pour l’instant j’ai Je n’ai plus l’impression que la glace fond en équipe de France … »

20 joueurs étaient appelés pour ce Mondial, dont Dika Mem (23 ans), Nedim Remili (25 ans), Ludovic Fabregas (24 ans) ou Melvyn Richardson (23 ans), fils de la légende Jackson Richardson. Mais les projets qui attendent Guillaume Gille sont immenses. La défense qui a permis aux Bleus (deux champions olympiques, six Coupes du monde et trois euros) de faire leur sport depuis longtemps est toujours à la recherche de lui-même. Thomas Ferro Villechaize espère qu’un leader émergera alors que l’absence du blessé Nikola Karabatic pèse. « Son poids dans l’équipe, son expérience, la peur qu’il a ressentie à en adversaires … La perdre est une punition », admet Jérôme Fernandez. L’ancien international demande aussi un peu de patience: «Nous avons des joueurs très talentueux, mais ils n’ont pas joué ensemble depuis longtemps. On ne peut pas s’attendre aux mêmes performances que celles des joueurs qui jouent ensemble depuis plus de dix ans. «  »

Le temps, les bleus ne l’ont pas vraiment. La Norvège, finaliste des deux derniers mondiaux, se présentera jeudi. « Ce match sera très compliqué, il faudra l’utiliser pour préparer les deux prochains (contre l’Autriche et la Suisse) puis le tour principal », analyse Jérôme Fernandez, qui espère que les Bleus atteindront le top 8 voire en gagneront un. Podium. Thomas Ferro Villechaize est « pas très optimiste »: « Pourrait-on parler de succès si la France vient d’atteindre le quart? Je ne suis pas convaincu. » « 

Après cette Coupe du monde, cette équipe s’attend à une rencontre décisive avec le tournoi de qualification olympique en mars gagner un billet pour les JO contre la Tunisie, le Portugal et la Croatie. Le spectre d’une absence aux Jeux, qui n’a pas eu lieu depuis 1988, demeure. Ne pas faire le déplacement à Tokyo (où vont les filles), serait une gifle pour le deuxième sport collectif français en termes de nombre de licenciés. Celui-ci est passé sous la barre des 500 000 (490 998, selon la FFH) en 2019, une première depuis 2013: une baisse qui coïncide avec la fin de l’état de grâce des bleus. Pour Jérôme Fernandez, « l’objectif déclaré est de remonter sur le podium aux Jeux Olympiques de Paris – et si possible au plus haut niveau e « . D’ici là, les bleus ont peut-être gagné un nouveau surnom après « les barjots », « les forts » ou « les experts ». «Si nous sommes en train de reconstruire, pourquoi pas les responsables du site», plaisante Thomas Ferro Villechaize avant de suggérer «les constructeurs». Paris (2024) n’a pas été fini en un jour.

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