Selon CAMEROUNWEB: Homosexualité dans le sérail ‘un cadre du RDPC paralysé à vie, son postérieur détruit!

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C’est la révélation de Rémy Ngono ce week-end lors de sa messe noire. La pratique de l’homosexualité dans le sérail camerounais n’est plus un secret pour personne. Rien n’est officiellement nié, les conséquences sur la vie sont énormes, estime Patrice Nouma. Même Amougou Belinga avait publié une liste de ministres homosexuels Biya dans son journal The Anecdote.

Des informations qui ont ébranlé l’opinion camerounaise. Dans sa vie, le journaliste sportif a fait la grande émission sur ces ministres et les crimes rituels dans lesquels ils sont impliqués. Il a même déclaré qu’un membre du sérail qui pratiquait l’homosexualité était paralysé et que sa croupe avait été détruite. Il y aurait même des photos montrant les dégâts, a-t-il dit. Tout cela est ressorti de l’enquête sur l’ex-commissaire Ayissi Biloa.

CameroonWeb vous présente l’intégralité de l’article de bonaberi.com sur les ministres homosexuels publié il y a quelques années

Publié le 24 janvier, L’Anecdode suit le magazine « La Météo », qui, quelques jours plus tôt, a été le premier à publier cette surprenante liste. Il nous présentera un dossier relativement plus intéressant qui ressemble vraiment au résultat d’une longue enquête.

La structure et le contenu général du journal confirmeront qu’il n’a pas été seulement publié pour rebondir après la controverse. Le titre est sobre «La liste complète des homosexuels au Cameroun» et quatre pages sont consacrées au sujet, dont trois exclusivement aux personnalités qui sont accusées d’un petit récit des éléments qui pèsent sur eux.

Particulièrement rassurantes sont les trois premières pages du dossier, qui présentent les résultats de l’enquête de personnalités réalisée par Amougou Bélinga, directeur de l’édition de journaux. Le chapo, dans lequel le dossier est présenté, est aussi un bon point pour le journal et tout aussi poignant que celui de La Nouvelle Afrique, car il pose relativement bien le problème:

«Des hommes qui font l’amour par les ouvertures les plus dégoûtantes, ou des femmes qui se lèchent tendrement. Ce sont en effet des actes voyous pour la décence sociale. […] De la base au sommet de l’État, dans la culture comme dans le sport, dans l’administration comme dans les affaires, voire au sein du clergé, l’homosexualité au Cameroun suit parfois son chemin d’acteurs, ceux dont elle tend à exiger la fonction combattez le. Doit-on se contenter de se taire face à la valse des invasions incestueuses qui polluent la société? […] L’anecdote refuse de participer au déclin civil et moral de la jeunesse. «  »

Autrement dit, lorsque nous entrons réellement dans la question et la dissection directe d’homosexuels suspects, nous sommes surpris qu’il n’y ait aucune preuve convaincante. Revenons à quelques cas.

** Philippe Mbarga Mboa, ministre des Sports

L’anecdote parle de « billes » à Yaoundé: « Son jeu d’amour avec sa femme Aristide Okouda a été chuchoté dans la capitale ».

** Marie Claire Nnana, PDG de Sopécam

Le journal y parle d ‘«indiscrétions»: «Nos indiscrétions parlent de gourmandise sexuelle, mais plutôt de partenaires de même sexe».

** Marafa Hamidou Yaya, ministre d’État à l’AT

Le journal utilise les termes «dans les coulisses du pouvoir» et «chuchotement»: «Dans les coulisses du pouvoir, la rumeur veut que la présidence de la République ait été infectée par l’activité ignoble à travers lui. «  »

** Père Jean Hervé, directeur du Collège Mvogt à Yaoundé:

Dans l’anecdote, le terme «indiscrétions» est réutilisé: «Selon certaines indiscrétions qui ont été recueillies dans son entreprise, la sodomie des jeunes est l’un de ses sports favoris».

** Yannick Noah, entraîneur psychologique Leo

Le journal utilise la condition et parle d’une critique qu’il ne cite pas: «Yannick Noah aurait eu son homosexualité dans les colonnes d’une revue française. «  »

La suite de la « dissection » des éléments qui ont permis de lister les présumés homosexuels est de ce contenu: ils sont vagues. A croire que les journalistes se contentaient de rassembler toutes les rumeurs et ragots qui pouvaient se faire entendre dans les artères de Yaoundé. L’utilisation des mots «indiscrétion», «billes» et l’utilisation massive de la condition dans ce cas montrent le grand besoin de réserve que l’information distillée doit être accordée.

Pour clore son dossier, L’Anecdote reviendra à la dernière page et reviendra sur la pratique de l’homosexualité dans la franc-maçonnerie, dans l’Église et sur l’appel à lutter contre ce «fléau» lancé le 25 décembre par Mgr Victor Tonye Bakot a été lancé. Il ne reste plus rien pour réconforter le sentiment d’homosexualité de l’un ou de l’autre.

Enfin, s’il faut dire que l’introduction à L’Anecdote a été plus qu’une joie, après avoir lu les fichiers dans leur intégralité, nous nous retrouvons malheureusement à la fin car les éléments de démonstration étaient si légers et journalistiquement inacceptables. Et encore une fois, se demander quelle était la motivation derrière la rédaction de ce journal lorsque la décision a été prise de publier ce pseudo-sondage?

Homophilie ou homophobie

Cependant, compte tenu des réactions que cette question a suscitées dans le triangle national, il est important de préciser que, si l’on dépasse le cadre du libéralisme sexuel occidental, tout le monde veut qu’ils puissent disposer librement de leurs ressources reproductives comme bon leur semble. Le fait de faire circuler une liste de personnes homosexuelles, en plus de personnalités publiques, ne doit pas être choquant. Outre le fait que cette pratique est contraire aux traditions laïques africaines, il est utile de préciser qu’elle est également punie par la loi. Quiconque a réussi à établir des orientations sexuelles homosexuelles entre donc dans le champ d’application de la loi: la loi de Dieu pour ceux qui y croient, mais surtout la loi pénale camerounaise sous couvert de l’article 347 de l’ordonnance de 1972 qui stipule la pédérastie. condamné.

Le vrai problème ne réside donc pas dans la publication de ces noms d’un point de vue purement journalistique, mais dans l’intransigeance de trois journaux (avec des sources clairement différentes) à publier des noms sans liasse de preuves et sans enquête sur le nom. , avec ce que cela constitue une atteinte à la vie privée dans une société africaine où le regard de l’autre change parfois radicalement en raison de simples rumeurs.

Que ce soit à La Nouvelle Afrique ou à L’Anecdote, les lecteurs ne se sont pas vu présenter un témoignage, le nom de la personne vivante, une photo, un extrait postal, une conversation téléphonique ou tout autre élément pouvant corroborer les allégations. Rien. Ces sommes d’anecdotes d’origine douteuse, qui, compte tenu de l’état actuel des choses, ne sont pas forcément vérifiables. Connaissant l’imagination que les Camerounais utilisent pour se transformer en vérité intangible au coin d’une gargotte, il y a lieu de s’inquiéter de la forte probabilité du caractère diffamatoire d’une partie de cette liste d’homosexuels suspects.

Le cas de La Nouvelle Afrique restera certainement le plus édifiant car son dossier, peu pertinent par rapport au sujet de la liste elle-même, a montré un manque de précision et de profondeur journalistique sur la question même de l’homosexualité dans notre pays.

En tout état de cause, nos deux hebdomadaires doivent comprendre qu’une affirmation, même si elle est vraie mais déterminée sur la base d’une démonstration boiteuse ou fausse, n’a pas plus de poids qu’une affirmation erronée.

Cependant, si les journalistes de nos deux hebdomadaires n’ont pas signalé les quelques lacunes d’une presse écrite qui, nous l’espérons, retrouvera leurs lettres de noblesse, ils ont au moins le mérite de lancer enfin le débat sur l’homosexualité au Cameroun et sa pratique dans les cercles de pouvoir à des fins machiavéliques.

En résumé, la question légitime est de savoir s’il sera nécessaire de maintenir l’interdiction de la pédérastie et de perpétuer ainsi notre tradition homophobe en se cachant derrière le masque de valeurs morales profondément endommagées par des offensives culturelles extérieures. Ou enfin se plier aux normes de notre gourou de longue date, l’Occident, et devenir ainsi l’un des défenseurs de l’homophilie en Afrique?

ref: camerounweb

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